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Brou du Néolithique au XVI ème siècle
A l'ouest, et aussi hors les murs, le faubourg Saint-Jean comportait un prieuré dont la chapelle subsiste encore. Il dépendait de l'abbaye de Saint-Jean en Vallée de Chartres. La fondation de ce prieuré pourrait remonter au XIème siècle. Au début du XIème siècle les cinq baronnies de Brou, Alluyes, La Bazoche, Authon et Montmirail furent réunies sous l'unique autorité du seigneur Guillaume qui portait le surnom de "Goet". Un de ses descendants prénommé comme lui Guillaume serait décédé en terre sainte en 1168 sans laisser d'héritier mâle. La famille Goet ne survivra plus alors que par une fille qui s'allia avec un comte de Nevers. A partir de cette époque les seigneurs ne résideront plus à Brou. Malgré l'extinction des seigneurs Goet leur nom a subsité jusqu'à notre époque dans la dénomination du territoire que l'on appelle Perche Gouet. Située dans une région de transition qui unit la Beauce et le Perche, Brou devint très tôt une place de commerce active. Le marché, déjà établi le mercredi, est mentionné avant 1200. Vers 1250 la population était déjà importante et comportait environ 1500 habitants pour les paroisses de Saint-Lubin et de la Madeleine réunies, soit à peine trois cents personnes de moins qu'en 1790.
Il est possible toutefois que la halle ait eu une origine
antérieure au XVIème siècle. En reconnaissance à
cet illustre personnage, la ville de Brou a fait siennes les armes de
celui-ci et le collège a été baptisé collège
Florimond Robertet.
En 1589 les troupes d'Henri de Navarre (le futur Henri IV) font le siège de Brou qui était aux mains de la Ligue. Le château est bombardé, la ville est prise, capitule et doit payer une rançon. Brou du XVI ème siècle à nos jours Au XVIIème siècle se développe une activité importante de tissage de serges et d'étamines et on remarque la présence de petites tanneries artisanales au bord de la rivière. Ces activités alimentent le marché et contribuent à sa prospérité. La révolution et le XIXème siècle amènent des bouleversements importants modifiant l'aspect de la ville qui sort alors de ses limites du moyen-âge. Les paroisses de Saint-Lubin et de la Madeleine sont réunies en une seule commune. Les restes du château sont rasés vers 1836 et les fossés comblés. La route Orléans Saint-Malo est percée au début du XIXème siècle et la route Chartres Saint-Calais élargie vers 1840 dans la traversée de la ville. Le clocher de l'église est incendié par la foudre en 1813 et sa flèche élancée est remplacée par une tour carrée en 1821. Au centre ville, place des Halles, des pâtés de maisons sont démolis pour donner plus de place au marché. L'ancienne halle est démontée en 1846 et remplacée par la halle actuelle beaucoup plus petite. Le chemin de fer atteint Brou en 1875 et aux environs de 1900 la gare devient une station de la ligne Paris Bordeaux. Le groupe scolaire est édifié en 1875 et la mairie en 1886. Le marche de Brou favorisé par les nouvelles places récemment dégagées et par le développement des moyens de transport est très florissant jusqu'à la seconde guerre mondiale. A partir de 1950 un nouvel essor donne à la ville son aspect actuel : zone industrielle et commerciale, nouvelles zones résidentielles, maison de retraite, nouveau parc des sports et gymnase, parc de loisir, multipliant par cinq environ, en cinquante ans, la superficie de la ville du moyen-âge laquelle était restée dans ses limites pendant 800 ans. |