

Du riche passé de Brou, il ne reste que de rares vestiges. Le château de Guillaume Gouet et ses fortifications ont disparu. Du bourg Saint-Romain, hors l’enceinte fortifiée, il ne reste que quelques murs de l’église, sans doute du XIIe siècle. Du prieuré Saint-Romain, seuls les murs de la chapelle subsistent. Le faubourg Saint-Jean, aussi hors les murs, possédait un prieuré dont la chapelle est encore visible. Demeurent aujourd’hui l’église Saint-Lubin, la chapelle Saint-Marc et quelques maisons à colombages.
D’azur, à bande chargée d’un demi vol de sable accompagnée de trois étoiles d’or, une en chef et deux en points, des tours comme cimier, une branche de chêne d’un côté et de laurier de l’autre pour supports, telles étaient les armoiries de Florimond Robertet. En 1913, le Conseil Municipal adopte ces armes qui figurent aujourd’hui sur le sceau de la mairie.
Il est probable que la construction de l’église Saint-Lubin remonte au XIIe siècle, comme la plupart des églises de la région. Elle possède un chevet roman. Elle est agrandie aux XVe et XVIe siècle d’un bas-côté au sud et d’un transept. En 1620, l’abbé Bourdoise, réformateur du clergé et enfant du pays, fait construire la sacristie.
En 1813, la foudre s’abat sur le clocher et provoque un incendie. La flèche élancée, en bois, haute de 30 mètres, est remplacée par une tour carrée en 1822.
Le mobilier en chêne date de la fin du XVIIIe siècle. Les statues et tableaux sont nombreux, parmi lesquels une statue en bois polychromé attribuée à Roscoet. Un grand tableau dans la chapelle sud illustre l’institution du Rosaire (1623). A découvrir dans la chapelle du Saint-Sacrement, la belle clé de voûte avec des arcs doubleaux.
Elle se situe sur l’ancien emplacement du château (ou fort) mentionné sur des chartes de la deuxième moitié du XIe siècle.
La ville de Brou, située dans le Perche Gouet, aurait fait partie du domaine de Clovis donné au VIIe siècle à l’abbaye de Saint-Père en vallée de Chartres. Au IXe siècle, un évêque en aurait donné défense et jouissance à des hommes d’armes l’ayant aidé à repousser les Vikings qui attaquaient Chartres.
Ces seigneurs vassaux fortifient les sites et ainsi, au XIe siècle, un fort et sa basse-cour sont édifiés à l’emplacement de l’actuelle place de la Nation et de l’école Jules Verne. Ils sont alors entourés de fossés ; des portes et des ponts en permettent l’accès.
C’est à cette époque que les cinq sites de Brou, Alluyes, La Bazoche-Gouet, Authon du Perche et Montmirail sont réunis sous l’autorité du seigneur Guillaume Gouet. Est-ce le seigneur Guillaume qui fait construire le château de Brou ?
En 1589, les troupes d’Henri de Navarre, futur roi Henri IV, font le siège de Brou qui est aux mains de la Ligue. C’est là que le château aurait été bombardé. La ville prise capitule et doit payer une rançon.
Au début du XIXe siècle, l’emplacement du château devient la Place de la Basse Cour, puis la Place de la Nation.

Elle possède les vestiges d’une abside, restaurée aux XVIIIe et XIXe siècles. Aujourd’hui désaffectée, elle tient lieu de local à l’Office de Tourisme Intercommunal du Perche Gouet.

La Maison de Bois présente de beaux spécimens de la flore du XVe siècle. Sur les piliers et une saillie se distinguent des sculptures de ceps de vigne avec des pampres, feuilles de chardon et de bardane où se mêlent parfois des pommes de pin, quelques grappes de raisins.
Cette maison est également constituée d’une grande porte gothique avec une ogive ornée de fines torsades et de feuilles délicatement sculptées en frise courante. Sur le haut du portail, un écu mutilé mais visible, est supporté par deux porcs-épics.

Située rue de Châteaudun, cette demeure reste la propriété de la famille Delorme pendant plus de deux siècles, et notamment de Pierre Delorme (1622-1695), avocat et bailli de Brou. Des restaurations successives ont été entreprises depuis le XVIIIe siècle.
Une première halle en bois, construite avant 1368, mesure 50 m de longueur, 25 m de largeur et 17 m de hauteur, soit plus du double de la Halle actuelle. Dès la fin du XIIe siècle, le mercredi est le jour du marché à Brou. La halle offre alors un abri couvert au marché aux céréales, aux produits de boucherie et aux tissages faits dans la région.
En 1846, une construction en pierre de dimensions plus modestes est érigée. Du début du siècle à 1940, le marché aux veaux, événement incontournable de la région, fait la renommée de la Halle de Brou.
Aujourd’hui, le marché se déroule toujours le mercredi, sous la Halle, et s’étend dans tout le centre-ville. En période hivernale, la Halle abrite le marché du dimanche matin, qui s’installe place de la Matrassière aux beaux jours.

La banque du Crédit Agricole est un vestige d’une maison de Brou restaurée depuis quelques années sous la surveillance des Bâtiments de France.
Elle possède sur la façade des motifs intéressants, notamment un pèlerin et une coquille Saint-Jacques.
Le nom actuel de la "Grande Rue" des archives notariée du XVIIIe siècle apparaît à partir de 1836.
Sur l’initiative de Monsieur Baudin, premier Maire de la 3e République, l’étude de la construction de l’édifice est confiée à l’architecte Vaillant en 1884. En janvier 1885, le Conseil municipal adopte le projet. La première pierre est posée le 2 mai 1886 par Monsieur Hubert. Un an plus tard, l’Hôtel de Ville est inauguré. 
Dans la salle du Conseil Municipal se trouve un tableau intitulé "La Kermesse", copie de Roppart d’après Rubens, ainsi qu’une sculpture appelée "Le départ des hirondelles" de Félix Charpentier. Ce plâtre original daté de 1893 est donné à la ville de Brou en 1925 par la veuve du sculpteur. Brou doit également à l’artiste le monument aux Morts, daté de 1921.
Brou compte de nombreux lavoirs construits à la fin du XIXe siècle.
Les lavoirs publics sont au nombre de quatre : deux d’entre eux, situés rue Saint-Jean et sur la promenade du Bief, sont respectivement alimentés par les fontaines Saint-Jean et Saint-Nicolas ; les deux autres lavoirs sont situés sur l’Ozanne : route de Vaugelan et rue des Lavoirs.

Les maisons sises le long de la rivière ont la particularité de posséder un lavoir privé.
Pour en savoir plus sur l'histoire de la ville de Brou, notamment au travers de cartes postales d'antan, visitez le site www.brou.net
Pour visionner des films amateurs tournés dans la région Centre et notamment à Brou, visitez le site memoire.ciclic.fr
avec le concours du Club d'Histoire locale de Brou